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La Freebox à Toulouse : est-ce que ça marche ? Témoignages PDF Imprimer Envoyer
Regard sur
Mardi, 16 Décembre 2003 16:29
Finis les modems 56k, les tonalités de connexion, les délais de chargement des pages web. Terminés aussi l’antenne satellite sur le toit, et les communications nationales vers les téléphones fixes facturées à la seconde… Pour certains « privilégiés », c’est devenu le quotidien. Rencontre avec d’heureux propriétaires de Freebox.

« La boîte de la liberté », la Freebox du fournisseur d’accès à Internet Free (Groupe Iliad) a déjà fait couler beaucoup d’encre. En se lançant dans les connections à Internet haut-débit ADSL à bas prix, à la faveur du dégroupage, Free, en septembre dernier, s’est attaqué à France Télécom ! L’opérateur a équipé des DSLAMs dans les plus grandes villes de France et annonçait, début décembre, que ses services Freebox étaient disponibles dans plus de 20 agglomérations françaises, dont Toulouse. 30 millions de français seraient désormais « éligibles ». Et Free parle de services, car outre l’Internet en haut-débit (proposé d’office à 1024 kbps dans toute la France – 2048 kbps ( !) en zone dégroupée), la Freebox permet également l’accès à plusieurs dizaines de chaînes de télévision, et de téléphoner gratuitement vers n’importe quel numéro fixe en France Métropolitaine.

Le téléchargement serait passé de 2 à 4 Mégabit/s depuis la disponibilité de la télévision !

« Je suis abonné chez Free depuis le 24 septembre dernier et ma Freebox est en service depuis le 1er octobre », explique Eric Bordart. Ce toulousain qui réside en centre-ville a choisi Free car « les débit de connexion proposés sont plus élevés, et le tarif plus bas. Et puis, pour avoir vu une Freebox chez un ami parisien l’été dernier, je savais que Free préparait aussi un accès à des chaînes de télévision et à la téléphonie ».
Eric Bordart n’a rencontré aucun problème lors de l’installation de sa Freebox. « Je l’ai raccordée à mon ordinateur, un Mac. En téléchargement, je monte à 240 kOctet/s. Quarante-huit heures après l’avoir installée, la téléphonie était activée et aujourd’hui, je paie 29,99 euros par mois pour du 2 mégabits par seconde, la téléphonie et… la télévision depuis le 8 décembre ». La Freebox est en effet équipée d’une prise péritel qu’il suffit de brancher sur un téléviseur. Alain Gérard réside lui aussi dans le centre ville. Sa Freebox, il l’a reçue trois semaines après l’avoir commandée chez Free. « Je suis globalement satisfait du service. Depuis le 8 décembre, ma connexion est passé de 2 à 4 mégabits par seconde. Seul problème : deux à trois fois par semaine, des déconnexions intempestives m’obligent à débrancher puis rebrancher la Freebox. »

Pour les abonnés Freebox, l’arrivée de chaînes de télévision supplémentaires fut la bonne nouvelle du mois. « Vers le 3 décembre, l’image n’était pas nette, poursuit Eric Bordart, mais depuis le 8 décembre, je reçois sans problème un vingtaine de chaînes dont celles du groupe France Télévisions, mais aussi Euronews, MTV France, AB Moteur, RTL9, La Chaîne Météo… »

Tous les abonnés Free ne sont pas aussi satisfaits du service et, succès oblige, beaucoup ont dû patienter avant de recevoir leur Freebox. De même, en cas de soucis techniques, la hotline (un numéro audiotel surtaxé) est difficilement accessible et la patience de rigueur.

Derniers rebondissements tarifaires

Au cours des derniers mois, France Télécom a vu ses parts de marché sur l’ADSL s’effriter au profit de Free. Il y a quelques jours, l’opérateur historique réagissait et demandait à l’ART d’autoriser une baisse de ses abonnements haut-débit… Une demande entendue par Bercy. Nicole Fontaine a homologué le 11 décembre une baisse des tarifs de gros de l’ADSL. Aussitôt, Wanadoo, la filiale Internet de France Telecom, a annoncé une baisse spectaculaire de ses tarifs pour le 6 janvier 2004. Mais le jour même, Free renchérissait en proposant à tous ses abonnés des débits multipliés par deux… pour le même prix !
Reste une question technique : Free pourra-t-il supporter la montée en charge des débits quand, dans une même rue, plusieurs abonnés connectés via une Freebox regarderont la télévision, tout en surfant sur le web et en téléphonant ? « Tout se jouera dans le dimensionnement du réseau au-delà des DSLAMs, explique Frédéric Sallé, consultant chez Tactis. Le serveur vidéo étant situé dans ces mêmes DSLAMs, il ne devrait pas y avoir de problème pour la télévision via la Freebox », poursuit-il. Après avoir remporté la guerre des prix, c’est sur ce terrain que l’opérateur devra se faire un nom.

Pour aller plus loin :
http://adsl.free.fr/degroup/
http://www.iliad.fr

Yoann ROBIC, MID e-NEWS
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