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Nous rencontrons Mireille Garcia, directrice régionale du groupe en place depuis le début 2006, en charge de la communication et des relations extérieures (notamment avec les collectivités), du management transverse. Management, social, haut-débit et innovation : nous faisons un tour d'horizon de France Télécom en Midi-Pyrénées. Avec l'annonce du plan Next par Didier Lombard il y a deux ans, France Télécom a amorcé une nouvelle étape de son évolution. Quels sont les objectifs qui ont été fixés ? Nous sommes une très grande entreprise, avec un environnement très concurrentiel dans lequel nous sommes obligés de nous adapter très rapidement. Nous nous sommes assignés l'objectif de devenir le leader mondial dans le secteur des télécommunications. Mais en premier lieu, il nous faut d'abord réduire la dette pour dégager des capacités d’investissement [70 milliards d’euros en 2002, 42 fin 2006, NDLR]. L'innovation et la recherche et développement aux premiers rangs. Par ailleurs, nous devons poursuivre la réorganisation et l'optimisation du management déjà engagés. Si la réorganisation a été lancée il y a un an et demi en France, elle s'est faite aussi dans tous les pays où nous sommes implantés, notamment Royaume-Uni, Pologne, Espagne. Désormais, près de 40% des 191 000 salariés du groupe travaillent à l'étranger. Il y a cinq ans, ce ratio s'établissait plutôt à 10%.  Mireille Garcia, directrice France Télécom Midi-Pyrénées Concrètement, comment cela se traduit-il sur le terrain et en Midi-Pyrénées ? La réorganisation s'est opérée en créant 7 directions territoriales, englobant les 30 anciennes directions régionales. Ces nouvelles structures ont pour objectif de fédérer, à ces nouvelles échelles couvrant de 2 à 4 régions administratives, la politique du groupe et de transformer l'entreprise en l'adaptant au marché. Et c'est une organisation très matricielle qui a été mise en place. Chez nous, c'est la direction territoriale couvrant les régions administratives Midi-Pyrénées et Languedoc-Roussillon qui a été créée. Elle est managée à Toulouse par Alexandre Martinez. Quant au regroupement de certains de nos services, ils doivent notamment permettre de dégager une certaine cohésion. Pour fixer les idées, prenons par exemple un service qui est réparti sur plusieurs sites. Il n'a pas la même performance qu'un service qui a exactement les mêmes fonctions mais regroupé. Aujourd'hui, nous avons un besoin de visibilité, et on ne peut pas se permettre d'avoir des sites répartis sur tout le territoire avec pour certains entre 5 et 30 personnes. L'intérêt pour nous de procéder à ces regroupements, c'est d'assurer une grande synergie et une plus grande productivité. Et, in fine, une satisfaction des clients. Quels sont les sites et services concernés en Midi-Pyrénées ? Combien de salariés sont concernés par ces réorganisations ? Des services de pilotage et de rétablissement sont concernés comme à Saint-Gaudens. Site pour lequel il y a des discussions en cours. Au total, 21 personnes à Saint-Gaudens, 30 à Castres, et 40 à Alès ont reçu la proposition de migrer sur des sites tarbais, toulousains, nîmois et montpelliérains. Mais il ne s'agit en aucun cas de licenciements. Les personnes concernées seront accompagnées dans le cadre d'une démarche personnalisée et offrant de nombreuses compensations. En outre, une dizaine de postes dans le domaine commercial leur seront proposés à Roques sur Garonne, à Portet sur Garonne, Muret, Foix, Saint-Girons et même Saint-Gaudens. Les syndicats parlent d'un total de 400 départs en 2006 et 400 supplémentaires prévus en 2007 ? Confirmez-vous ? Sur Midi-Pyrénées, nous comptions 5358 salariés à la fin 2005 et 4875 salariés fin 2006. Pour 2007, nous ne pouvons préciser de chiffres. Dans le même temps, nous recrutons dans les domaines du commercial et du marketing, mais aussi des informaticiens. Il faut toutefois ajouter environ 1100 collaborateurs relevant de services nationaux (experts d'entreprise, RH, informatique, services commerciaux de distribution...) qui ne dépendent pas de la direction régionale. Nous sommes donc environ 6000 sur la région. Il faut citer aussi les entreprises sous-traitantes, qui interviennent sur le réseau, qui représentent environ 1000 personnes, ainsi que les emplois dans nos filiales de services (réseaux et informatique). Il y a deux ans, France Télécom annonçait que la couverture des centraux téléphoniques en ADSL serait terminée à la fin 2006. Où en sommes-nous ? Les derniers des 979 centraux de la région ont été équipés dans le Tarn. Ainsi 96% de la population midi-pyrénéenne accède au haut-débit, avec quelques disparités de départements en départements. Ce sont les collectivités locales et régionales qui prennent en charge le dossier des zones blanches et donc des 4% restants de la population. Quel est toutefois votre champ d'intervention ? Je précise tout d'abord que nous n'avons pas été retenu dans l'attribution, l'été dernier, des licences Wimax par l'Arcep. Mais nous avons l'expertise pour son déploiement, nous avions d'ailleurs mené une expérimentation à La Salvetat sur Agout dans l'Hérault. Du coup, si nous ne pouvons prétendre à exploiter des réseaux Wimax, nous pouvons répondre aux appels d'offres de marchés de conception et de travaux lancés par les collectivités locales et intercommunalités. Nous pouvons également prendre en charge complètement les projets de type réseaux Wi-Fi. C'est ainsi que nous avons obtenu un des trois lots de la couverture des zones blanches en Haute-Garonne, en ce qui concerne le déploiement du réseau Wimax correspondant. Enfin, nous menons une expérimentation en technologies CPL en Dordogne. Combien de zones d'activité sont couvertes en fibre optique en Midi-Pyrénées, et plus généralement quelles sont vos offres que vous faites aux entreprises ? Deux ans après avoir équipé les premières zones, à Engachies (Auch) et au Sycala (Cahors), près d’une quarantaine de sites sont couverts. Nous pouvons alors proposer des offres professionnelles incluant des débits de 30 Mbit/s à 1 Gbit/s avec des niveaux et qualité de services très élevés. Plus généralement, nos solutions professionnelles sont distribuées sous la marque Orange Business Services (OBS). Elles intègrent également le SDSL avec notamment 5 classes de débits symétriques jusqu'à 8 Mbit/s, garantis à 95% du temps et en option à 100% du temps. Très important, nous proposons également l’Internet aux mêmes tarifs et niveaux de débits que les solutions basées sur le SDSL pour les entreprises situées en zones blanches. Côté services tout est possible jusqu'à une véritable infogérance du réseau de l'entreprise. Nous leur parlons moins d'accès que services et nouveaux usages. Nous mettons en place une démarche d'accompagnement vers le tout-IP. Il faut dire qu’une majorité d'entreprises, y compris les grandes, ont encore d'un côté la voix et de l'autre les réseaux informatiques et l'Internet ! France Télécom a fait récemment plusieurs acquisitions de SSII, telles que Silicomp, Diwan ou de Néoclès. Comment cela se traduit-il en région ? Nos filiales ou partenaires collaborent en relation à notre agence entreprises régionale, interlocuteur de nos clients. Grâce à elles nous pouvons adresser un champ plus large de services informatiques : conseil, intégration de réseaux , PABX, … jusqu’au système d’information. Propos recueillis par Frédéric Dessort, Mid e-News f.dessort at meleenumerique.com
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