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Regard sur
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Lundi, 20 Novembre 2006 18:10 |
Le dirigeant de cette entreprise de 310 personnes a décidé de suivre les préconisations de son consultant. Après de nombreuses heures de dialogue avec ses cadres et une étude approfondie des impacts, il mettra en œuvre le nouvel organigramme au 1er janvier 2007. Une nouvelle année, c’est l’occasion d’un changement. Tous ces petits services étaient difficiles à gérer, il y a des experts derrière chaque porte, et parfois même devant la machine à café. Ce n’est pas seulement un trait d’humour. Il y avait cinq départements et 22 services comprenant de 3 à 18 personnes. Dorénavant, il y aura quatre domaines comprenant chacun quatre services, et pour l’un, il y en aura cinq. Logique pour la production. Oui mais voilà, certains chefs ne le seront plus. Raccourcissement de la ligne hiérarchique oblige. Certains collaborateurs, ingénieurs ou techniciens vont dépendre dorénavant d’un seul décideur, et bien identifié ! De plus, il a été décidé de créer de la transversalité, de travailler en mode projet d’un domaine à l’autre. Les responsables de projets seront d’avantage garants de la coopération que du résultat technique, qui lui, appartient aux experts, et donc à leurs chefs…de domaine. Ce n’est pas du changement, c’est une révolution a dit un cadre en réunion. Personne n’a osé lui donner raison ni le contredire tant le sujet est sensible. A vrai dire, on espère que cela sera mieux qu’avant. On va vers l’inconnu ou chacun essaye de percevoir les nouveaux enjeux et parfois même de jouer des coudes pour ne pas être avec untel ou untel comme chef de service. Belle occasion. Méfiez vous de ce que vous quittez de peur d’en rencontrer le pire. Le bon Hugo dans sa clairvoyance nous avait prévenu. Oui mais à son époque, il y avait moins de consultants et moins de mondialisation. Chacun aura compris que ce changement va bouleverser l’ordre paisiblement établi. Il faudra renouer des alliances. Quelques personnes vont prendre du galon et d’autres en perdre. Et les zones de confort risquent bien de se déplacer. Si je n’accepte pas cela, je résiste. Et alors c’est moi qui vais souffrir. Tout changement fait lever nos résistances ! Pour le patron, il est nécessaire non pas de convaincre mais de rendre les autres convaincus du bien fondé de ce changement. Nous attendons avec impatience sa communication sur le sujet. Prochain article : Les mécanismes d’adaptation au changement. Thierry Brick, cabinet Intuisens
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